Salut, ami Gay, bi ou hétéro sympa
La semaine dernière, nous t'avons présenté un extrait du livre de notre copain Yvan Ziegler : "La vraie vie, journal intime d'un adolescent français à Djibouti".
Nous avons le plaisir de t'en proposer un nouvel extrait cette semaine, en espérant que cela te plaira autant.
… Comment en étions-nous arrivés là, moi pour qui la présence d’un beau mâle provoquait généralement un sentiment de jalousie mêlé de méfiance (un rival potentiel à déboulonner) plus qu’une excitation même incontrôlée de mon outil de plaisir ?
Saïd, finalement m’avait rappelé et nous nous étions rencontrés de nouveau et à plusieurs reprises au Beverly, le bar branché de la ville.
Le garçon s’était confié à moi dans son intimité la plus crue, les interdits religieux, ses jardins secrets et les non dits familiaux, la suspicion envers ses compatriotes jugés non fiables et de peu de parole, le « coup au cœur » à mon égard qu’il avait ressenti le soir de notre première rencontre et les fantasmes lancinants que je déclenchais en lui…
Jamais un homme ne m’avait confié pareils sentiments, effiloché ainsi son âme par petites touches, comme on le fait d’un tricot, maille après maille et loin de le repousser, je buvais ses paroles comme du petit lait. Je me sentais soudain utile, presque indispensable, en tout cas, disponible et ouvert à toutes les expériences…
Je m’étirais de tout mon long sur le siège passager, réglé en position couchette.
J’allumais une cigarette avec un briquet jetable qui illumina de façon éphémère la frimousse de Saïd au regard perplexe, avant qu’elle ne disparaisse dans les ténèbres de l’habitacle.
J’actionnais machinalement le bouton de la radiocassette et Michel Berger entonna « le paradis blanc ».
« il y a tant de vagues et de fumée,
qu’on arrive plus à distinguer le blanc du noir,
et l’énergie du désespoir… »
Saïd se pencha sur mon visage et enveloppa de ses lèvres charnues mon nez, étonné de la manœuvre. Il suça mon appendice nasal comme d’autres savourent une glace à l’eau, puis il s’attarda sur mes lèvres sans tenter d’entrouvrir ma bouche d’où sortaient des halots de fumée et il me mordilla le menton, râpeux par quelques jours de rasage aléatoire.
Je trouvais ça bon.
« … je m’en irai dormir dans le paradis blanc,
où les nuits sont si longues qu’on en oublie le temps,
tout seul avec le vent, comme dans mes rêves d’enfant… »
Saïd saisit mon diabolique engin, de nouveau fringant qui sans vergogne succomba à ses avances. J’éteignis ma cigarette.
– Pas mal la queue des Blancs, finit-il par sortir.
– Ouais, je n’prétends pas être représentatif.
Il recouvrit de sa paume mon gazon pubien qu’il caressa avec délicatesse, puis il déroula avec deux doigts quelques bouclettes entremêlées de la base au sommet et renouvela plusieurs fois l’opération. Bientôt, il me tira une touffe entière de brins herbeux jusqu’à en arracher quelques exemplaires.
– Eh ! tu vas les analyser en labo ?
– Ils sont longs et fins tes poils. Nous, en Afrique, on les rase au contraire et ils sont drus.
Après sa réflexion sur les us et coutumes de nos congénères respectifs, qui n’appela plus de réplique de ma part, Saïd se concentra sur ma rigidité offerte, délicieusement indécente, sacrifiée sur l’autel du délice abyssal. Il fit glisser avec sensualité mon seize centimètres et des brouettes dans sa gorge gourmande, humide et profonde.
J’interromps un instant le récit afin que retentisse dans la fournaise qu’était devenu le Pajero, la voix suave et sensuelle de Michel Berger. La sueur perlait en grappe sur mon front et suintait sa salinité par tous les pores de la peau.
« … je m’en irai courir dans le paradis blanc,
loin des regards de haine et des combats de sang,
retrouver les baleines… »
Je me tortillais impudique, gigotant comme un novice en proie à des caresses viriles assidues, jalonnées de fabuleuses succions, veloutées comme de la crème de yaourt vanillée. Je finis rapidement par tomber en pâmoison dans une extase d’une rare intensité.
« … y a tant de vagues et d’idées,
qu’on arrive plus à décider le faux du vrai,
et qui aimer ou condamner… »
La sublime libération s’effectua dans des gémissements flûtés puis des soupirs caverneux de grosse caisse, ce qui dut surprendre mon amant d’un soir, comme m’avait surpris sa jouissance silencieuse.
Il étala d’abord ma semence sur le ventre avec autant de délicatesse qu’il caressa plus tôt mes poils pubiens, puis il me nettoya consciencieusement la peau avec des mouchoirs en papier qu’il laissa traîner dans la voiture.
« … d’avoir osé,
toujours vouloir tout essayer et recommencer
là où le monde a commencé… »
J’étais attendri par les marques de tendresse dont Saïd me flattait, mais j’étais dans le même temps convaincu de ne pas vouloir persévérer dans une relation aussi singulière, un homme avec un homme…
Ouf, mais quelle volupté d’avoir ainsi pu m’envoyer en l’air avec ce mec venu d’ailleurs et m’étourdir d’ivresse sans contrainte ni tabou.
Saïd, s’il te plait, ramènes moi à la maison, ‘suis vanné.
Pour en découvrir davantage sur le livre de notre ami, tu peux trouver les informations utiles en suivant ce lien.

Nous te souhaitons un très agréable week-end
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